jeudi 12 juin 2008

Chers amis, mes camarades,

JEUDI 12 JUIN : Réunion de section PS CLUNY

Suite au compte-rendu du CF de Blanzy et du retour de Lux, visiblement peu de personne s’est déplacé pour aller voter ces deux textes !! Est-ce étonnant ? Non, je ne crois pas. Tout se fait sans l’avis des militants PS. Je l’ai dit haut et fort à Lux, je ne vote pas un texte ou l’on pas échanger sur le fond. C’est toute la bureaucratie du PS en général qui dirige, décide, agit à la gauche libérale (donc le livre de Delanoë ne devrait pas faire autant de bruit puisque que la gauche est dans le libéral depuis le gouvernement Jospin) et qui casse l’image de la gauche, sous-entendu, ses valeurs.

« Démocratie participative : les citoyens sont les meilleurs appuis des élus, même lorsqu’ils les critiquent », (Réf. Discours A. Montebourg au CG 71)

Pour être clair, s’il y a des échanges francs et durs par email, c’est qu’il n’y a pas de débat à la section et malheureusement pour l’esprit de groupe, on n’en arrive à des problèmes de personnes. Je pense qu’il faut mettre les choses à plat dans le calme. Et par la suite, recadrer le fonctionnement et les lieux d’échanges au PS pour éviter des conflits dont on peut se passer et travailler dans l’Unité comme l’a dit Filoche.

Voici les différents échanges qui peuvent voir le jour lors de cette réunion de section « extraordinaire » :

*Travailler sur les idées et propositions de chacun et chacune pour rénover le fonctionnement de la section PS de Cluny avec l’élaboration de nouveaux statuts. Par la suite, ouvrir la section de Cluny à la société civile et aux associations sur des thèmes travailler et précis ;
*Peut on accepté étant du PS et portant des valeurs de la gauche laissez-passer l’absence d’élus locaux aux différentes manifestations dernièrement ?
*Se positionner sur la question : peut on être socialiste et libéral ? Doit on être complice du démantèlement des acquis sociaux ?
*Comment peut on voter des textes sans en avoir discuter à la section ou bien entre militants ?
*Est-ce que le dialogue, les échanges auront enfin lieu à la section de Cluny ?
*La section actuelle de Cluny ne représente plus ce que certains militants et sympathisants attendent du PS local ;
*Comment rester mué face à la résignation (rappeler au festival MJS à Montceau par une élue PS du Conseil général) du PS ?
*Nous pourrions également débattre sur le cumul des mandats des élus ?
Au PS, il faudra se poser la question de l’utilité des militants et sympathisants dans leur propre section ;
*Comment se fait-il que les adresses électroniques de groupe de la section soient bloquées (cluny@orange.fr; ps@orange.fr; section@orange.fr) ?
*Comment peut-on expliquer l’absence régulière de certain(e)s militant(e)s de la section PS de Cluny ? L’unité commence par là.
*Il faudrait également que la Fédé pense à mettre en place régulièrement des formations pour les adhérents et nouveaux adhérents au PS (informer et expliquer le fonctionnement, les prises de décisions avec les divers arguments pour porter le même discours vers les citoyens, les actions d’une section PS et d’une Fédération du PS, etc.) dans les différentes sections locales pour avoir un vrai intègrement au fonctionnement et être informer ;
*Comment se fait-il que le PS est demandé un référendum sur la ratification du Traité de Lisbonne et pas pour les modifications de la Constitution Française actuelle ?
*Il faudra absolument rétablir des relations de confiance entre les militants, sympathisants, les responsables politiques et les élus ;
**A mes yeux, il manque une structure au niveau des circonscriptions (une assemblée interne) pour pouvoir vivre des échanges (questions/réponses) entre les élus PS (maire, député, conseiller général, conseiller régional, chargé de mission, etc.) et ses militants. Grâce à cette structure :


-Pouvoir échanger sur des projets de lois, des propositions,
-Porter des actions d’informations à la société civile et de mobilisation (négociation, pétition, manifestation),
-Avoir explications d’une loi, d’un amendement ou décret,
-Connaître le(s) point(s) de vue de certains élus concernés par un sujet,
-Construire la rénovation du parti avec les militants,
-Echanger avec les sections voisines,
-Pouvoir réfléchir aux moyens d’une vraie réponse politique aux attaques du gouvernement et du Medef,
-Donner la liberté à un citoyen de poser une question à un élu PS,
-Possibilité de travailler avec les syndicats.

Cette structure pourrait être le lieu de regroupement des diverses sections du Mâconnais-Clunysois. Et pourquoi ne pas ouvrir cette structure à la société civile pour donner la possibilité à un citoyen de poser une question directement à un élu PS. Il faut aujourd’hui ouvrir le débat avec les élus et la société civile.

Ce qu’il faudrait, c’est que la gauche, le PS me concernant travail comme-ci le parti était au pouvoir et ne pas attendre 2012.

Organigramme proposé au niveau départemental : Fédération, Nouvelle structure, Section.

Hollande veut engager « l’offensive idéologique » et propose d’engager le débat autour de 10 questions :

1-Comment être plus fort dans la Mondialisation ?
2-Comment préparer le vieillissement de la population ?
3-Comment mener solidairement la mutation énergétique ?
4-Comment maîtriser sereinement l’immigration ?
5-Comment régler démocratiquement la présidentialisation de nos institutions ?
6-Comment relancer le projet européen ?
7-Comment rendre cohérente la parole socialiste ?
8-Comment rassembler la gauche ?
9-Comment être plus juste dans la répartition ?
10-Comment élargir pour gagner ?

Voici dix questions dont chacune et chacun peut y répondre ou bien donner son avis à une question ou encore à un sujet précis sur le Forum (http://debat-ps.forums-free.com/) ouvert à toutes et à tous (y compris, sympathisants, citoyens, associations, …etc.). Bon forum !!!

Redonnons à la France ses valeurs de tolérance, d’humanité, d’égalité, de liberté et de fraternité.

Menace sur la loi LANG

Deux députés de la majorité viennent de déposer un amendement au projet de loi LME (loi de modernisation de l’économie), visant à réduire de 2 ans à 6 mois le délai avant lequel il est interdit de pratiquer un rabais supérieur à 5% sur les prix des livres.

Il s’agit clairement d’une scandaleuse attaque en règle contre la loi Lang de 1981 sur le prix unique du livre, loi qui est pourtant ardemment défendue par les éditeurs, les auteurs et les libraires, loi, qui a aussi montré toute son efficacité et sa pertinence, et est l’une des lois cardinales de protection et de régulation des industries culturelles.
Ballon d’essai ou offensive majeure, initiative orchestrée par le pouvoir ou proposition isolée de parlementaires ? Quoiqu’il en soit, cet amendement s’inscrit dans un contexte général, celui de la tentative de la droite d’opérer un démantèlement généralisé, sous couvert de modernisation et d’adaptation à la mondialisation, de tous les systèmes ou règles qui équilibrent, protègent, défendent, qu’il s’agisse du droit du travail, des 35 heures, du statut de la fonction publique, du service public ou de l’école.
Il s’inscrit également dans le contexte particulier de la politique culturelle qui, avec Nicolas Sarkozy et son gouvernement, fait eau de toutes parts : réductions budgétaires, étouffement programmé de la télévision publique avec l’annonce de la suppression de la publicité, restructuration/rétrécissement du ministère de la culture et de la communication avec la RGPP, soumission de la culture et de l’art à la loi du marché…
Le Parti socialiste s’opposera résolument, au côté des créateurs et des professionnels culturels, à toute remise en cause de la loi sur le prix unique du livre.

Communiqué d’ Anne HIDALGO
Secrétaire nationale à la Culture et aux Médias
Communiqué du Bureau national

Le Parti socialiste dénonce solennellement le contenu de l’avant-projet de loi sur la démocratie sociale.

En dénaturant en profondeur l’accord signé sur les règles du dialogue social, en contradiction avec les déclarations du Président de la République sur le respect des partenaires sociaux, le gouvernement prend le risque d’un conflit social lourd.
Alors que la position commune subordonne la possibilité d’augmenter le contingent annuel d’heures supplémentaires à un accord d’entreprise majoritaire (en majorité absolue des voix), l’avant-projet de loi généralise cette possibilité par simple accord représentant 30 % des salariés.
Il prévoit également qu’un accord d’entreprise pourra désormais revenir sur le principe du repos compensateur, aujourd’hui obligatoire pour les salariés dépassant le contingent d’heures supplémentaires, ce qui remettrait en cause un des piliers de la santé et de la sécurité au travail.
De plus, la possibilité de recourir aux forfaits annuels en heures ne serait plus réservée aux seuls cadres et aux salariés itinérants, mais pourrait concerner tous les salariés. Quant aux forfaits annuels en jours, ils pourraient désormais dépasser le seuil de 218 jours de travail par an sur simple décision de l’employeur.
Avec de telles régressions, les seules limites à la durée du travail deviendraient les maigres protections prévues par le droit européen, et des salariés non-cadres pourraient être obligés de travailler jusqu’à 13 heures par jour, 48 heures par semaine.
En bafouant ainsi la parole des partenaires sociaux, le gouvernement fait la démonstration du peu de considération qu’il a pour la négociation sociale. En poussant les feux d’une atomisation totale du droit du travail, il fait une nouvelle fois le choix du moins-disant social, auquel les salariés ne pourront pas résister.
Le Parti socialiste exige une nouvelle fois du gouvernement qu’il retire de cet avant-projet de loi tout ce qui n’a pas fait l’objet d’un accord des partenaires sociaux.

Le Parti socialiste soutient la manifestation organisée le 17 juin prochain contre le démantèlement du droit du travail et appelle à y participer massivement.

vendredi 6 juin 2008

Démocratie & Socialisme (FILOCHE Gerard)

D&S existe depuis quinze ans et a été l’essentiel de ce temps le mensuel de la Gauche socialiste. Son comité de rédaction publie cette revue pour animer le débat d’idées, et mener les campagnes nécessaires pour ancrer à gauche le Parti socialiste. D&S veut mobiliser les militants socialistes pour rénover le parti, en faire un véritable instrument démocratique d’action pour la transformation sociale. D&S veut l’unité de toute la gauche. D&S veut l’unité syndicale.
Après le 21 avril et lors de la préparation du Congrès de Dijon 2003, ses animateurs et militants abonnés se sont partagés entre les motions « Nouveau parti socialiste » et « Nouveau monde » : ils ont agi pour le rapprochement politique des deux courants et pour que l’orientation du parti se tourne vers le mouvement social.
D&S a milité, a contribué puis s’est félicité de la fusion entre "Nps" (Benoît Hamon Thierry Mandon, Arnaud Montebourg, Béatrice Patrie, Christian Paul, Vincent Peillon, Barbara Romagnan, Yvette Roudy) et "Alternative socialiste" (Jean Jacques Chavigné, Pascal Cherki, Henri Emmanuelli, Marc Dolez, Gérard Filoche, Jacques Généreux, Jean Pierre Masseret, Louis Mexandeau, Germinal Peiro, Isabelle Thomas, Eric Thouzeau Michel Vergnier...) estimant qu’elle était un pas pour une forte gauche du Parti socialiste, capable de peser sur lui...
D&S militait aussi pour le rapprochement avec la motion 2, de façon à tirer les enseignements du "non" du 29 mai, dans et hors le Parti socialiste.
Mais la “synthèse” du congrès du Mans a été imposée en novembre 2005 contre plus de 80 % des adhérents, militants de la motion 5, et contre un grand nombre de militants de la motion 2, décevant les efforts et les volontés agissant et convergeant depuis plus d’une décennie dans le sens d’une forte gauche socialiste ancrant le parti à gauche, en liaison avec le mouvement social.
D&S avec Force militante ont refusé cette synthèse, proposé un accord avec les amis d’Arnaud Montebourg, qui l’ont refusé le 11 janvier 2006...
Dés lors, le courant FM-D&S a fusionné, s’est constitué, rassemblant les forces éparses de la gauche socialiste, et reconstruisant une gauche des socialistes capable de tirer les leçons du 21 avril 2002, du 29 mai 2005 et des mouvements sociaux de 2003 (retraites...) à 2006 ( Cpe...)

Voici, en douze points, les références principales de D&S :

*Pour la mondialisation des droits opposée à la globalisation libérale, inégalitaire, opposée à la marchandisation de l’ensemble des biens et activités humaines.
*Pour un internationalisme, « un autre monde » respectueux de l’égalité entre les peuples et les humains, de la démocratie, de la paix, des droits des travailleurs.
*Pour la protection de l’écosystème planétaire, pour un développement durable. Pour mobiliser contre les guerres « préventives » du gouvernement nord-américain, contre ses coups de force impérialistes.
*Pour une gouvernance mondiale pluraliste avec une Onu rénovée, démocratisée, ou l’OIT, l’OMS, l’OME aient des pouvoirs réels qui s’imposent à l’Omc.
*Pour une Europe sociale, démocratique et fédérale, dont l’élargissement, les institutions soient conditionnés au respect des droits sociaux, démocratiques (salaire minimum européen, droit du travail aligné par le haut,...), et de la laïcité, par opposition à un vaste marché déréglementé, libéral, marchand, et bancaire.
*Pour la défense et l’extension de l’ensemble de nos services publics, santé, école, équipements collectifs, transports, communications, énergie, le refus de l’ouverture d’EDF au capital privé, le retour de France Telecom dans le domaine public, la nationalisation de l’eau. Pour la défense et l’extension de nos acquis sociaux par une politique de redistribution des richesses et de combat contre les inégalités.
*Pour une réforme de la fiscalité républicaine directe et progressive, contre les taxes indirectes et injustes socialement. Pour la priorité au recul du chômage de masse, pour que la réduction de la durée du travail à 35 h hebdomadaires sans perte de salaire soit étendue à tous les salariés du public et du privé, avec embauches correspondantes, et avec amélioration et respect des lois du travail face au marché.
*Pour une hausse des salaires directs et indirects, à commencer par le Smic, sur lequel les minima conventionnels doivent être alignés, et permettre des progressions du pouvoir d’achat par des « conférences annuelles » sur les salaires.
*Pour que la volonté politique l’emporte sur l’économie et l’être humain sur l’argent, pour que la puissance publique se dote des moyens de dire « stop » aux licenciements abusifs et boursiers.
*Pour que nos retraites par répartition à 60 ans, à taux plein, soient protégées et renforcées, pour l’abrogation des mesures Balladur, les 37,5 annuités pour tous afin que l’égalité public-privé soit restaurée et que le montant des pensions par répartition soit maintenu à un taux de 75 % garanti, calculé sur les 10 meilleures années, indexée sur les salaires, pour ne pas laisser de place aux fonds de pension par capitalisation.
*Pour la démocratie sociale le contrôle des syndicats sur la gestion des cotisations sociales, le retour à de véritables élections démocratiques aux Caisses de protection sociale.
*Pour une règle majoritaire dans la signature d’accords de branche ou d’entreprise, pour une redéfinition démocratique des critères de représentativité, de financement des syndicats, des droits nouveaux (droit de veto) pour les institutions représentatives du personnel.
*Pour une lutte contre les ghettos, la misère sociale, l’insécurité libérale, qui sert à désocialiser les pauvres en les faisant vivre dans la peur des violences de toutes sortes, pour le démantèlement des zones de non-droit, pour la lutte contre les accidents du travail et de la route, la destruction du tissu social, associatif, et pour une politique de « sécurité sociale globale » incluant tous les éléments d’éducation, de prévention, et de fermeté nécessaires.
*Pour une remise en cause des institutions antidémocratiques de la Ve République, un régime authentiquement parlementaire, une VIe « République sociale », la réhabilitation de la politique et de la citoyenneté, contre la concentration des médias et des biens culturels, pour un système électoral plus juste et proportionnel, la limitation des mandats en nombre et en durée, la parité femmes-hommes réelle. Contre une décentralisation qui sert au démantèlement de la République en réduisant le domaine de la loi républicaine par la contractualisation des rapports entre les collectivités locales et avec l’État.

D&S avec Forces militantes ont contribué au mouvement massif contre le Cne et le Cpe, dés le début, et pendant toute la période des grandes mobilisations de février-avril 2006. La victoire sociale contre Chirac-Villepin-Sarkozy en avril 2006 confirme que la victoire plus large contre le libéralisme est à l’ordre du jour.

Source : http://www.democratie-socialisme.org

jeudi 5 juin 2008

GERARD FILOCHE,
Inspecteur du travail
Auteur de nombreux livres combatifs sur le social en France
Rédacteur en chef de la revue "démocratie et socialisme"
sera à la salle Champlevert de Mâcon
Lundi 9 juin à 20h30

Conférence-débat : « les retraites et leur financement »
Le gouvernement a décidé de prolonger à 41 annuités le temps de cotisation pour avoir une retraite à taux plein. Mais nous savons aussi que 60 % des salariés n'ont plus d'emploi à 60 ans, et que seules 40% des femmes arrivent à cotiser 40 ans.
Que se passera-t-il en augmentant la durée de cotisations ?
Quel avenir dans ces conditions là pour les retraites par répartitions ?
Quel est le but des réformes proposées par le gouvernement ?
Le collectif RIPOSTE Mâconnais invite la population à venir en discuter lors de cette soirée, suivie du pot de l'amitié.
RIPOSTE est un collectif composé d'Attac Macon, du PCF, du PS, de la FSU , de Refondations 71, d'associations (AIAPEC, Ensemble en Pays Mâconnais/Val-de-Saône, CINPA71 ) et de citoyens.

mardi 3 juin 2008

Enfin une contribution de gauche dans le Parti socialiste

"De quel congrès avons-nous besoin ?

Depuis six ans, la droite est au pouvoir. Les dégâts sont considérables et d’encore plus lourdes régressions menacent celles et ceux qui tentent de vivre de leur travail. Pourtant le potentiel de combativité sociale est énorme. 1995, 2003, 2006 : les mobilisations parmi les plus massives
de toute l’histoire de notre pays demandent un débouché politique.
Le Parti Socialiste et la gauche doivent y répondre par un programme d’urgence sociale, un meilleur partage des revenus entre les travailleurs et les actionnaires (la part des salaires est seulement de 62,9 %, loin des 71,6 % de 1982).
C’est le coeur de ce programme, que nous présentons dans cette contribution générale :

-Redistribuer les richesses,
-Augmenter les salaires et les retraites,
-Réaliser le plein emploi,
-Reconstruire les services publics et développer la démocratie à l’échelle nationale, européenne et mondiale.

Le soutien des militants et militantes socialistes sera le meilleur moyen pour donner à cette contribution générale la suite que nous en espérons : que l’essentiel du programme figure dans une motion, à vocation majoritaire, rassemblant toutes les sensibilités et contributions
générales, qui veulent ancrer le Parti Socialiste à gauche, qui veulent une union de la gauche autour d’un programme de législature et par opposition à toute alliance avec la droite, Modem inclus.
Les socialistes peuvent convaincre la majorité des citoyennes et citoyens, ils ont un programme pour cela ! Pas un programme libéral, un progamme socialiste. Un programme réaliste et gagnant.
Le socialisme est une idée neuve".

Si vous souhaitez lire la suite, aller sur http://www.democratie-socialisme.org/

Pour, demain, une motion de gauche, unie
Elle parle concrètement de social, de salaires, des 35 h, du code du travail, de la sécu, de la retraite à 60 ans, de l’impôt républicain, inouï, non ?
Nous sommes socialistes ET socialistes
Nous sommes constants
Pas de fatalité aux débats court-circuités, aux réductions aux têtes d’affiches présidentiables, aux groupements de type “synthèse avant l’heure” sans lisibilité
Clair
Clairement
Ne laissons plus le PS dériver sous la pression de la propagande libérale
Ancrons le Parti socialiste gauche
Le poids de nos idées, de nos signatures, de notre engagement,
Ayons confiance, on va y arriver,

LE PS A SON AVENIR DEVANT LUI,

LE SOCIALISME EST UNE IDEE NEUVE

Des dizaines de milliers de militants cherchent une alternative SOCIALISTE à gauche

Créons-là !!!

NOUS SOMMES EN CAMPAGNE, SIGNATURE PAR SIGNATURE

Lisez, signez, faites signez

Gérard Filoche, membre du conseil national du PS

INFO+

Venue de Gérard Filoche, le 9 juin prochain à 20h30 à l'initiative du collectif Riposte Mâconnais, salle Champlevert (près du centre de sports Champlevert, pas loin de l'aérodrome).

mercredi 28 mai 2008

Urgent : Au travail les socialistes !

Bonjour à tous,

Dans mon dernier mail, je vous annonçais notre volonté de mettre à l’ordre du jour de la prochaine Convention nationale du PS quelques questions adressées à toutes les motions. En quelques jours, vous avez été plus de 900 à nous envoyer des propositions ! Nous avons été submergés et nous étions prêts à renoncer car nous ne savions pas comment rassembler un si grand nombre de propositions dans un délai si court. Nous allions renoncer quand… la direction du PS a lâché du lest sur le calendrier. Comme beaucoup de militants ont exprimé très fortement leur ras le bol devant le manque de débat sur la Déclaration de principe, la direction a décidé de maintenir le vote des militants le 29 mai… mais d’accepter des amendements jusqu’au 10 juin. « C’est vraiment n’importe quoi ! On fait voter les militants le 29 mai mais on peut faire remonter des amendements fédéraux jusqu’au 10 juin. Cela n’a aucun sens ! » déplore un 1er fédéral. Certes, c’est vraiment n’importe quoi (ce parti ne sait plus organiser un débat !), mais cela signifie que la porte reste ouverte et que nous pouvons encore tenter notre manœuvre pour imposer une question à la Convention nationale.
Vous trouverez ci-joint le texte que nous vous proposons de signer. Si nous réunissons 5.000 signatures de militants, il sera envoyé à tous les militants du PS. La direction cette fois ci ne pourra pas s’y opposer. L’article 6.8 s’applique sans conteste puisqu’une Convention nationale est convoquée pour le 14 juin. Vu les délais et vu la teneur de la pétition que nous avions lancée, nous nous sommes cantonnés à 3 sujets : les questions économiques et sociales, l’Europe et la mondialisation, la démocratie interne. Ce choix est forcément frustrant, mais en quelques jours nous ne pouvions pas embrasser toutes les questions (et d’autres réseaux, comme le Pôle écologique, préparent eux aussi des textes pour "mettre les pieds dans le plat"). Aujourd’hui, beaucoup de militants et de sympathisants sont inquiets, ou écoeurés : "Le Congrès est mal parti"
"On va soit vers un Congrès très violent, soit vers une synthèse molle." Notre objectif est simple : éviter un Congrès de déchirements personnels. Eviter aussi les faux débats et les synthèses molles. En obligeant les motions à être concrètes (et ambitieuses) sur le social, sur l’Europe, sur la démocratie interne, nous espérons qu’elles le seront aussi sur d’autres sujets… Comme on le rappelle au début du texte, la pétition lancée en décembre réunissait des élus et des militants de tous les courants. C’est encore le cas pour ce nouveau texte. Nous savons que nous ne signerons pas tous les mêmes motions. Cela ne nous empêche pas de réfléchir et d’agir ensemble pour essayer « d’élever le débat ».

Le texte est composé de 2 parties : un Etat des lieux (économique et social) suivi des 10 questions que nous voudrions poser à toutes les motions. Peut-être ce texte ne vous conviendra-t-il pas à 100 %. Merci d’être indulgents : il a été rédigé très vite et ne prétends pas du tout faire le tour de la question…

Mais si nous avons 5.000 signatures, il sera envoyé aux 150.000 militants et nous sommes persuadés que cela peut avoir un rôle de catalyseur, changer nettement la nature et la qualité des débats. Voilà pourquoi, même si telle ou telle formulation n’est pas celle que vous auriez employée, même si tel ou tel sujet important a été oublié, Merci de donner votre signature si vous pensez que, globalement, ce texte permet de faire avancer la réflexion collective. Si vous êtes d’accord pour signer, envoyez un mail avec vos coordonnées (Nom, Prénom, adresse, section…) à okpoursigner@gmail.com Si vous n’êtes pas d’accord, envoyez un mot gentil à pasdaccord@gmail.com,

Bien cordialement

Pierre Larrouturou

lundi 26 mai 2008

Direction du PS: Jack Lang, "totalement disponible", "n'écarte rien"

L'ancien ministre Jack Lang a affirmé lundi être "totalement disponible" et "n'écarte rien" concernant une éventuelle candidature à la direction du PS, estimant qu'on aurait tort "d'imaginer" un débat "figé dans un combat entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë"."Je suis totalement disponible, je m'engagerai pleinement", a déclaré M. Lang interrogé sur ses intentions sur LCI.
"Disponible ça ne veut pas dire qu'on cherche à occuper telle ou telle fonction. On peut jouer un rôle de magistrature d'influence fort et déterminant sans briguer nécessairement telle ou telle fonction, mais je n'écarte rien", a expliqué le député du Pas-de-Calais.
"Je n'écarte rien, je ne suis candidat à rien. Le congrès est totalement ouvert", a-t-il insisté."S'imaginer que ça va se figer dans un combat entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, je pense que c'est se tromper. Je pense qu'il y aura d'autres initiatives", a-t-il dit.M. Lang va "participer à la signature d'une probable contribution de la fédération du Pas-de-Calais pour le congrès de Reims, en novembre, "éventuellement avec des camarades du Nord".

Interrogé sur les chances de Martine Aubry, il a estimé que c'était "l'une des personnalités" susceptibles de pouvoir succéder à François Hollande.

"Martine est une femme de talent, une femme qui a une expérience de l'Etat, une femme qui a du tempérament, qui a prouvé ses capacités d'action et dans l'Etat et dans sa ville", a-t-il dit au sujet de la maire de Lille.

Invité à dire si le prochain premier secrétaire du PS devrait être candidat à la présidentielle de 2012, il a répondu : "On peut avoir un premier secrétaire fort qui éventuellement serait présidentiable mais qui pourrait ne pas l'être".

Source : marianne2.fr

On vole à vue dans le brouillard au PS

Ce serait à mourir de rire, mais on verserait dans l'humour macabre.

Résumé de quelques faits :
Alors que la désespérance des français fait croire à la gauche -surtout au ps- qu'elle a remporté une magnifique victoire lors des dernières élections, tous les secteurs n'ont pas eu le même dynamisme.

En 71, on a connu: soit pléthore de candidatures ps, soit une débandade magistrale (voir billet précédent) qui a fait perdre à la gauche plus de dix points entre les législatives/présidentielles et les municipales/cantonales. Je parle bien sûr de Mâcon.

Alors maintenant il faut faire les comptes. Les bons comptes faisant les bons ennemis, on a trouvé sur le mâconnais la coupable idéale, la candidate aux législatives, gentiment mais fermement écartée aux cantonales, isolée sur les municipales, donc fautive de ne pas s'être imposée face aux caciques locaux et trans locaux (il y a du bressan dans l'air...).
Hardi petit, c'est reparti comme en 14 (14cent 31, date de la crémation la plus célèbre de France), on chasse la sorcière. Le secrétaire de circonscription himself demande la tête, les pieds et les mains de la susdite candidate. Brûlons la, ce sacrifice expiatoire nous purifiera tous.

L'annonce faite (pas à Marie) en section, serait accompagnée d'un courrier à la fédé!
Réalité, hypothèse? Les paroles, en tous cas, sont avérées par plusieurs camarades présents lors d'une réunion de section à Mâcon.

A Cluny, où le candidat divers gauche a gentiment pris la ville, le ps promène sa victoire sur les remparts de Varsovie : le ps a gagné Cluny. On entend tousser les membres non encartés (ou encartés ailleurs) de la liste victorieuse. L'hégémonisme est généralement peu apprécié.
Et pour arranger tout ça, des camarades se balancent des mails acerbes, ce qui fait partie de la vie démocratique de tout collectif. Bref, l'ambiance est chaude, à défaut d'être chaleureuse.

A Mâcon comme à Cluny (et peut-être ailleurs dans le département), il se passe ce qui n'est pas rare dans un groupe de personnes visant toutes le même objectif, mais préconisant des voies différentes : ça discute, ça s'énerve, le ton monte un peu, un peu plus, on atteint les aigus, on va bientôt passer aux ultra sons (j'ai pas écrit ultra çons...).

Normalement, dans tout collectif qui fonctionne un peu bien, il y a des "autorités de régulation", fédérale, départementale, régionale, nationale, etc...
Leur premier boulot n'est pas tant de dire qui a tort ou raison, mais de faire en sorte que l'appareil fonctionne et de mettre de l'eau sur les premières braises, avant que l'incendie ne se propage.

État des lieux :
Première autorité de régulation à Cluny : le secrétariat de section. Sa titulaire est impliquée dans les critiques portés à l'encontre du parti contre l'hégémonisme dont il fait preuve. Sur les échanges de mails entre camarades, pas une seule réaction pour arrondir les angles.
Deuxième autorité de régulation : le secrétariat de circonscription. Voir plus haut, il joue à l'évêque Cauchon, et instruit le procès en hérésie.
Troisième autorité : le fédé départementale. Il n'y a pas d'abonné au numéro que vous avez demandé. Silence radio, panne de radar, voir l'illustration de ce billet. Le secrétaire fédéral a bien été informé de sdifficultés de la section de Cluny, mais ça doit le dépasser.

Résultat de cette course d'autistes : personne pour proposer au moins une médiation, et personne pour avancer des axes de travail fédérateurs. On part sur un combat de gladiateurs.
On va donc continuer à flinguer tous azimuts, compter les cadavres pour savoir qui sera vainqueur au final. James Bond va faire figure de non-violent au regard de cet OK Corral du sud de la Bourgogne.
Certains bien évidemment me reprocheront ce billet : "tu n'es pas obligé de déballer nos petits problèmes internes, lavons notre linge sale en famille"...
Camarade, traîne un peu sur les marchés, dans les manifs, tu verras alors que cela devient de notoriété publique, que seul le Journal de Saône et Loire ne nous fait pas encore l'honneur de traiter du sujet.
Alors ne soyons pas hypocrites et mettons cartes sur tables, arrêtons les tacles par derrière et les coups en douce, ça sera déjà une rénovation concrète dans nos pratiques...
En attendant, je vais aller desherber un peu, j'aurais l'impression de faire quelque chose d'utile.

Source : http://lepoirierbouchot.hautetfort.com/

PS : rien ne va plus!

Par Nicolas Domenach. Non seulement Bertrand Delanoë est loin d'avoir plumé la volaille strauss-kahnienne, mais en en se proclamant libéral, il a aidé Ségolène à se recaler à gauche.





Il faut avoir une pensée émue, très, pour les militants socialistes, pour tous ceux que la gauche intéresse car ils ont déjà la gueule de bois. Pourtant le combat vient tout juste de s'engager frontalement entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë pour la conquête du PS. Mais c'est un combat de dupes puisque rien d'important ne les sépare sur le fond. Or, il faut bien trouver des raisons de s'affirmer, de se distinguer quand seules les ambitions et les détestations personnelles s'entrechoquent. D'où un débat, un affrontement qui, pour avoir été longtemps différé, prend des allures de bataille d'hypocrites où se confrontent les Tartuffe, les Saint Bernard bouche dehors et les saintes nitouches….

Avec l'appui logistique de Libération, le journal libéral boboïsant de gauche en plein redressement et de son directeur Laurent Joffrin, co-auteur de l'ouvrage, qui se fait partout son avocat, avec l'encouragement aussi d'ailleurs de la plupart des médias qui veulent le match contre Royal, Bertrand Delanoë a réussi au moins une chose, le lancement de son livre et plus encore une opération marketing qui visait à se déringardiser et à voler le feu sacré de la modernité à Ségolène Royal. Le maire de Paris a donc enfoncé, avec le talent qu'on lui connaît, les portes ouvertes de la maison socialiste en faisant croire qu'elle était verrouillée à double tour. Sa réussite au moins fut celle-là, de se poser en héros d'un tournant libéral politique déjà pris depuis des lustres. Tout en cherchant sans cesse des yeux le regard approbateur du commandeur Jospin dont il parut samedi à Paris comme dans son ouvrage rien moins qu'émancipé. C'est sa croix, c'est son honneur aussi, cette incapacité à se défaire de sa fidélité pour le retraité, mais pas regretté patriarche socialo-socialiste qui fut rien moins que libéral même s'il s'abandonnait aux règles de fer du marché et qui, par sa simple présence, dément la conversion sociale-démocrate néo-moderniste de celui qui paraît incapable de tuer le père. Pourtant Bertrand Delanoë répète sans cesse qu'il est « libre », ce qui montre bien que ça ne va pas de soi, que ça reste à démontrer.

Le delanoïsme reste une variante relookée du jospinisme



Peut-être est-ce ce lien-là qui l'attache, ce poids qui le leste, qui l'empêche de décoller. Le maire de Paris n'a pas emballé le match. Ses soutiens réunis samedi à la Mutualité n'étaient guère nombreux et l'enthousiasme, la dynamique était absents. On aurait même manifesté plus de bonheur collectif à une réunion de l'amicale des anciens paralytiques… Certes, quelques partisans de DSK étaient présents tel Michel Destot, le maire de Grenoble, mais Bertrand Delanoë était loin d'avoir plumé la volaille strauss-khanienne comme il le souhaitait. La bougresse ne se laisse décidément pas faire. Il n'a pas davantage entraîné des cadres du parti représentatifs. Le delanoïsme ne reste qu'une variante tout juste relookée du jospinisme qui n'a jamais été qu'une France du mitterrandisme pour partie d'ailleurs disqualifiée dans le sarkozysme…



Alors non seulement Delanoë n'emporte pas les digues mais il suscite des résistances actives. Voilà le parti hérissé d'hostilités contre lui. Il y a d'abord Ségolène Royal bien sûr qui est loin d'avoir perdu. Elle a toujours ses fidèles, ce lien charismatique qui se manifeste à chacun de ses déplacements, à chacune de ses réunions publiques. Certes, Delanoë, porté par son succès municipal, a pris le meilleur dans les sondages. Mais sans faire le trou. Son avance est faible, et d'avoir doublé Ségolène Royal par la droite permet à celle-ci de se… recaler à gauche. La voilà désormais qui critique durement la conversion libérale de son adversaire alors qu'elle-même n'avait pas craint pendant la campagne de se déclarer libérale. Elle n'hésitait alors à multiplier ses « provocations droitières », comme les appelaient les jospinistes qui, eux aussi, ont changé de pied, ce qui fiche un sacré tournis…





Ségolène Royal n'est pas seule à s'attacher à contrer le maire de Paris, désormais la cible de tous les autres. La gauche du parti le flingue avec Benoît Hamon et Henri Emmanuelli qui s'étonnent à juste titre qu'on puisse se rallier précipitamment au marché alors que les libéraux eux-mêmes s'alarment de ce que le marché devient « fou ». Mais voilà que tous, Julien Dray en tête, mais aussi Jean-Christophe Cambadélis et les strauss-kahniens redécouvrent la « question sociale » qui doit être centrale et s'étonnent que Bertrand Delanoë, tout à son audace libérale n'en pipe mot. Dans l'ombre, François Hollande lui-même, travaille à ce qu'une troisième force s'impose, qu'il puisse ménager son avenir… Et Martine Aubry elle-même s'active pour se réinventer un futur. C'est le combat des ombres…





Pendant que la France vit sa vie, mal, pendant que le pays a des problèmes d'existence et d'essence, pendant qu'il se rebute du sarkozysme, le PS s'abîme dans un débat en trompe-l'œil sur le libéralisme politique. Au moins à Constantinople, on parlait du sexe des anges quand les barbares étaient aux portes…



Lundi 26 Mai 2008 - 12:01
Nicolas Domenach



Source : marianne2.fr

Commentaire personnel :

Je suis bien d'accord avec l'auteur de ce texte. C'est la vraie pagaille dans le PS du local au national. Que va faire de plus le Congrès à Reims ?

dimanche 25 mai 2008

Chers amis, mes camarades,

Après avoir exposé des idées et propositions pour innover la section de Cluny, après m’être posé la question : si le PS est-il vraiment un parti réformiste ? Si le socialisme est-il une réponse à la Mondialisation ? Où sont bien passés les élus PS du Mâconnais-Clunysois ? Aujourd’hui, je me pose la question : que faire pour retrouver et reconstruire une section et un parti socialiste de gauche ?

Il n’y a aucun « nouveau souffle » (que voulait nous faire croire l'équipe municipale de Cluny pendant la campagne électorale) de révolte contre les instances dirigeantes du parti qui nous prennent pour des moutons. Nous sommes en face d’une pseudo-démocratie qui est organisée autour de cette déclaration de principe. Tout le monde s’en fou ! Ou plutôt tout le monde proteste mais personne (sauf quelques militants, regardé votre messagerie !) n’ose agir, ni le bureau Mâconnais, ni la section de Cluny, ni la Fédé. Le travail entamé sur la rénovation et les propositions faites par les militants : enterrés ! Pleins de militants souhaiteraient que le Congrès se déroule autrement (d’où PS autrement sur le net !), qu’on en finisse avec les guerres de motions. Or, les dirigeants locaux et nationaux n’ont que ça à la bouche : « motion ». Les vieux réflexes n’ont pas finis de pourrir le parti (comme certains élus locaux à plusieurs mandats qui se dise indisponible pour une manif alors qu’il existe un conseil municipal dans chaque commune avec ses adjoints pour justement servir de délégation au maire de la commune en son absence). Il faut que les élus de toute la gauche confondue sachent répartir donc partager le pouvoir. Le PS est pour le partage des richesses, l’arrêt des inégalités, la solidarité, etc. Le partage des responsabilités, la pluralité du monde politique, c’est aussi ce qui nous permettra demain de regagner la confiance des électeurs.

Mais comment mettre sa en pratique lorsque que le conseiller général du Clunysois est allié au PS mais n’est pas aligné aux mêmes valeurs, combats et idées de gauche que nous ! Et cela est dommage pour la section PS de Cluny car sa ne va pas dans le sens du processus de la rénovation du PS en général. Je comprends et j’ai pu lire « Le Ps veut rassembler toutes les cultures de gauche » dans la déclaration de principes, mais ATTENTION !!! Seulement des personnes qui croit en valeurs de la gauche et qui se bouge collectivement pour les mouvements divers pour défendre la classe moyenne et les retraites en France. Les fonctionnaires, je pense que c’est un cas à part car ils sont soutenus par les partenaires sociaux contrario aux entreprises privées. Et c’est là que le PS doit agir et non les querelles de chef ! On ne peut pas rester dans cet état avec une section, une fédération et un parti socialiste inactif et immobile. Si des personnes me prouvent le contraire, faites-moi signe !!! De même pour cette nouvelle carte d’identité du PS qui est impeccablement républicain : le préambule évoque l’humanisme, Les Lumières, la Révolution Française, le Front Populaire, la Libération, mai 1981. Mais non Mai-68.
Est-ce que le PS aussi est sur le chemin de liquidation de l’esprit mai 68 ?

Il faut absolument rétablir des relations de confiance entre les militants, sympathisants, les responsables politiques et les élus. Et ceci consiste une remobilisation collective. C’est cette recherche de l’utilité des militants et sympathisants qui devraient guider chaque jour l’action des socialistes, de tous les socialistes. Il nous faudra enfin recréer des marges de manœuvre et des leviers d’actions politiques permettant enfin une maîtrise, un contrôle, efficaces et efficients, sur les choix politiques du local, départemental, régional et national sur la mondialisation ultralibérale (que soutient dans l’ombre le PS parmi Delanoë, DSK et bien d’autres) et ses mécanismes ravageurs. Placer le progrès humain et environnemental au cœur de notre action à tous les échelons même mondiale. Et si c’était ça être socialiste aujourd’hui ?

NOTA : je rejoins Nicole, il faut un débat sur la question : Peut-on être LIBERAL ET SOCIAL ?

J'ai peut être des réactions vives en ce moment (et je remercie Nicole, sans le cacher car je suis quelqu'un de transparent pas comme certains élus à multiples casquettes, pour le courriel ci-dessous) mais je suis révolté par tout ce qu'il se passe en ce moment au PS local comme au national. Cela me fait plaisir car on est quand même un petit nombre de militants à être sur la même longueur d'ondes !!! Ils se reconnaîtront !!

Bien à vous,
Ludovic FAYOLLE.

Email de Nicole envoyé à un groupe de discussion :

Ludo, remuant comme un MJS a dit franchement tout haut ce que tout le monde dit tout bas, particulièrement les syndicalistes et nos partenaires politiques. Ludo prend les coups en conséquence (il a le cuir large), mais nous a permis d'ouvrir le débat. merci à jean-Michel d'avoir apaisé les échanges et posé sereinement le débat. J'ai ainsi appris en réponse qu'il y a d'autres lieux de débat localement : en attendant de les connaître, j'aimerai débattre ici d'un sujet de fonds que nous n'aborderons certainement pas en section, mais qui est dans toute la presse, et dont tout le monde autour de nous, nous demande justification : peut-on être SOCIAL ET LIBERAL ? Delanöe l'affirme. Ségolène répond que c'est incompatible. Hamon le dénonce.
Si vous avez d'autres points de vue socialistes, rajoutons-les au panier commun !
Amitiés, Nicole Eschmann

vendredi 23 mai 2008

Synthèse du mouvement du 22 mai 2008 à Mâcon

Où sont bien passé ces élus du PS Mâconnais-Clunysois ??? Absent de cette manif !!! A part quelques un (Martinerie, Prost, Marzio et Taviot). Où sont tous parti ces militants du PS ??? A Cannes (rires) !!! Savez-vous (pour les absents à la manif) au moins que le gouvernement va passer les cotisations à la retraite à 41 ans voir même travailler jusqu’à 61 ans et plus comme le propose le MEDEF. Avec votre absence, vous adhérer à cette réforme des retraites et à tout le reste !!! Cette réforme sera votée mardi.

Quand on est au PS, on doit résister et en même temps transformer le parti et faire des propositions. Comment les élus PS de Saône-et-Loire peuvent rester immobiles face à la crise actuelle en France ??? Est-ce un ordre venu de Paris ? Bon, je sais, vous souhaitez consolider votre fonction, votre siège et faire le minimum sur le terrain et le maximum dans le discours. Mais il y a un moment où il faut réagir et c’est aujourd’hui malheureusement.

Vous élus PS, vous avez gagné des voix, vous avez obtenu votre poste, vous avez fait des promesses électorales, serrez des poignés de main, fait des bises, mais maintenant il faudrait peut être se bouger le « popotin » en restant poli et agir avec une vrai opposition face à la crise social de ce pays. Où sont les élus de gauche autour des pêcheurs dans les ports ? Qu’est ce que le PS magouille au sujet de la réforme de la Constitution Française ? Les belles paroles des derniers discours que j’ai entendu d’élus PS (à Chalon et à Montceau) c’est bien, c’est beau mais il faut s’activer car l’UMP ne va pas vous attendre en 2009 pour les élections européennes, en 2010 pour les élections régionales et aux présidentielles en 2012.

Les militants du PS souhaiteraient avoir un Parti Socialiste derrière eux, pour les soutenir, les faire confiance, arrêter l’égo, arrêter la guerre des chefs, arrêter vos méthodes de petits soldats et agissez quand il le faut accompagner de proposition. Car l’opposition pour des rapports, des critiques, c’est bien mais il faut aussi proposer des solutions de gauche et non libérale comme le souhaite Delanoë !!! Alors lui, il n’a rien compris à la Déclaration de principes du PS. Qu’il reste donc sur sa Seine et qu’il laisse les autres travailler sans faire de polémique. Car quelle image du PS, sur le local !!! Elle n’est pas très bonne au sein des militants du PS.

Stop à la tromperie aux militants PS,
Stop à la démagogie,
Stop au silence,
Stop aux petits soldats,
Stop aux courants,
Stop à la bureaucratie du PS,
Stop au libéralisme !

Que fait le PS face à cette politique destructrice, inefficace, et purement inégalitaire de Sarkosy ?
Les socialistes doivent réinventer leurs modèles politiques, repenser leurs modes d’action.

Oui pour une rénovation complète du PS,
Oui pour une explosion des courants,
Oui pour un PS mobilisé,
Oui pour un PS de résistance,
Oui pour un PS de proposition,
Oui pour un PS en transformation,
Oui pour un PS démocrate,
Oui pour un PS sur le terrain !

Le pouvoir actuel n’est pas invincible. Il suffit de lutter !!!

Que fait le PS sur le nouveau code du travail, sur les prisons, sur les permis de conduire, le RSA, la réforme des Hôpitaux, les séniors, ….etc?

Donc avant de donner des leçons pour certains, et bien montrez-vous d’abord et on en rediscutera.

Y-a-t-il une section PS à Cluny ? Dont on attend toujours la liste des adhérents de cette section ?

Si cette synthèse vous surprend, c’est tout à fait normal cela va vous remettre en question.
Réactions au soutien d'Arnaud Montebourg et Rénover Maintenant aux amendements du pôle écologique‏

Rénover Maintenant, qui regroupe les amis d'Arnaud Montebourg depuis le Congrès du Mans, a réuni son Conseil d'administration ce dimanche à Paris et a décidé par consensus de soutenir publiquement et faire voter les amendements du pôle écologique.A cette occasion Arnaud Montebourg a déclaré devant ses amis son soutien à tous les amendements du pôle,après que Thierry Mandon (maire de Ris Orangis et Président délégué du Conseil général de l'Essonne) signataire du texte fondateur du pôle ait dit tout le bien qu'il pensait des amendements du pôle écologique qui 'dynamisent le projet de déclaration de principes.'Thierry Mandon a aussi pointé que la Déclaration de principes méritait d'être améliorée sur les thèmes de la démocratie et de la mondialisation.

Mes réactions :

Suite à l'email reçu, ci-dessus, je souhaitai réagir. Il est vrai que la déclaration de principes du PS qui n'est pas complète comme je l'avais sous-entendu lors des réactions face à cette déclaration que j'ai envoyé aux militants de la section CLUNY, au pôle écologique, à la Fédé et au PS autrement. Je veut bien sûr parler de la démocratie et de la mondialisation qui ne sont assez développés dans cette nouvelle carte d'identité du PS.

Le Socialisme est-il une réponse à la Mondialisation ?

En 1990, le PS expliquait ne pas méconnaître les règles du marché mais agir pour le dépassement du capitalisme. Cette fois, tout en maintenant une critique du capitalisme, notamment financier, les socialistes s'affirment clairement partisans d'une économie sociale et écologique de marché, une économie de marché régulée par la puissance publique, ainsi que par les partenaires sociaux. Je vous conseil d'aller lire le rapport de la commission 'Les socialistes et le marché' pour comprendre comment s'organise cette nouvelle économie proposée par le PS.

Le socialisme et les entreprises privées

Il paraîtrait que la gauche est à court de programme. Mais, il est là, son programme, évident, sous ses yeux, et elle ne veut pas le voir ! Il tient en une phrase : deux siècles après le 10 août 1792, qui vit la chute de la royauté en France, il faut abattre la monarchie d'entreprise ! Car enfin, est-il normal que le citoyen, qui est sensé, en élisant le président de la République et le Parlement, donner son avis et trancher de tout, des finances, de la justice, de l'enseignement, de l'environnement, de l'Europe, de la politique étrangère, est-il normal, dis-je, qu'un tel citoyen, quand il se retrouve dans sa boîte, n'ait pas le droit de dire son mot sur sa propre condition, sur son propre avenir, sur le choix de ses dirigeants ? Qu'il puisse du jour au lendemain être vendu avec les meubles ou pis, jeté dehors comme un chien, parce que ses chefs en ont décidé ainsi ?

J'ai beau tendre l'oreille, je n'entends rien du côté du PS. Est ce volontaire venant du parti ? Laisser faire et attendre patiemment. Voilà l'action actuelle du PS à mes yeux ! Et bien, je dis NON !! Car si le PS veut montrer à ses électeurs qu'il est encore de gauche, comme il le prétend, ce serait l'occasion, ce serait le moment (les retraites, le commerce, les institutions, le permis de conduire, le nouveau code du travail qui est rentré en vigueur le 1er mai 2008, le RSA, la justice, les prisons, les hôpitaux, le financement du logement social, le traité de Lisbonne, l'Afghanistan, l’immigration, …etc.)

L’UNION fait la FORCE !!!

Le POUVOIR n’est pas INVINCIBLE !! Il suffit de RESISTER, de TRANFORMER et PROPOSER des SOLUTIONS à chaque COMBATS !!!

samedi 17 mai 2008

"Le PS se transforme en pétaudière" juge Cambadélis

Réagissant à l'annonce faite par Ségolène Royal de sa candidature à la direction du parti, Jean-Christophe Cambadélis estime que le parti se transforme en "bataille des ego" et Jacques Lang juge que "l'inflation des candidatures" "contraste avec le manque d'idées nouvelles".


Réagissant à l'annonce faite par Ségolène Royal de sa candidature à la direction du parti, le député PS de Paris Jean-Christophe Cambadélis, proche de Dominique Strauss-Kahn, a affirmé samedi 17 mai que "le PS se transforme en véritable pétaudière"."Rien n'est respecté au sein du Parti socialiste, ni le calendrier, ni les militants, ni aucune des décisions qui sont prises", a-t-il déclaré sur France Info, rappelant que la date pour le dépôt des contributions a été fixée au 1er juillet."Tout se résume à une bataille des ego", a-t-il ajouté.Ségolène Royal a annoncé officiellement vendredi, lors d'une réunion publique à Paris, qu'elle serait candidate au poste de premier secrétaire, "si les militants le jugent utile", lors du congrès de Reims au mois de novembre.
Une inflation de candidatures
Jack Lang a estimé pour sa part samedi que "l'inflation de candidatures au sein du Parti socialiste donne parfois le tournis".Cette inflation "contraste avec le manque d'idées nouvelles dont souffre aujourd'hui la pensée de gauche. On aimerait que l'heure soit davantage à l'effervescence intellectuelle et à l'imagination collective plutôt qu'à l'affrontement des ego", a estimé le député PS du Pas-de-Calais dans un communiqué.

Source : nouvelobs.com
Commentaire personnel :
Je suis tout à fait d'accord avec Cambadélis. Le PS préfére trouver quelqu'un qui essaie de représenter ses militants, son projet, sa personnalité et ses électeurs au lieu de rénover le parti qui en a grand besoin au niveau fonctionnel comme en représentation jusqu'à ses idées pour le PS du XXIème siècle.
Idées, Propositions de rénovation interne et externe de la Section PS de Cluny
  • Représentant de la section : Secrétaire et vice secrétaire de section
  • Porte parole de la section (par exemple : à la Fédération) : 1 délégué et son suppléant
  • Désigner des militants volontaires de la section pour suivre, observer les différentes actions du Conseil Général (site internet, presse, annonce), les actions du député actuel s’il respect son programme,
  • Prévoir également une délégation avec co-voiturage de la section de Cluny pour chaque meeting, assemblée départementale, forum, formation de la Fédération PS de Saône-et-Loire,
  • Prévoir des rencontres inter-section dans le Mâconnais-Clunysois,
  • Création de groupe de travail (commission sur le terrain) pour travailler, faire des sondages, des enquêtes, des rapports sur différents thèmes locaux, départementales, et nationales. Avec l’accompagnement d’engager des rencontres, des forums, des café-citoyens, créer des listes de contacts, établir des listes de constats (défaut présent), les points positifs et/ou négatif en constituant un dossier ou un rapport du travail effectué par le groupe de militants. Après constitution d’un dossier (ou rapport), pourquoi pas le présenté à la section de Cluny avec la présentation des résultats du travail.
  • Mettre en place une Assemblée Générale par an de la section PS Cluny dans le but de regrouper tous les militants, sympathisants du PS, de la gauche, de faire une présentation des orientations (suivant l’actualité locale) pour chaque année,
  • Réfléchir sur un nouveau outils de communication interne de la section autre que les réunions mensuelles (ex : forum en ligne),
  • Mettre en place des activités citoyennes, d’informations autour des valeurs, idées de gauche (solidarité, égalité, écoute….etc.) avec des actions (prévention : secourisme, lutte contre le tabac, l’alcool, drogue ; développement durable, santé, culture : théâtre, musique ; mettre en place des après midi jeu de société, jeu en famille, ….etc.),
  • Prévoir des débats ouverts avec les habitants (ex : par quartier) sur les sujets brûlants ou non par rapport à l’actualité locale, départementale ou nationale,
  • Elaborer au début de chaque année, un calendrier des différentes actions, rassemblement, projets de la section de Cluny,
  • Travailler sur les stratégies de campagne pour les prochaines élections,
  • Réfléchir sur la réalisation d’un journal section PS Cluny, des différents articles de presse (JSL, internet) regroupant les différentes actions effectuées par la section de Cluny,
    Avoir en permanence, un webmaster pour gérer le blog du PS Cluny au jour le jour et le faire vivre !!!
  • Eviter le cumul des responsabilités (si possible),
  • Avoir des contacts réguliers avec les associations (et entreprises) qui touchent à la vie de tous les jours les habitants (Croix rouge, Restos du cœur, ADMR, les services à domicile, les services aux personnes âgées et handicapées, ACTE, ….),
  • Faire une liste de tous les militants de la section de Cluny à remettre à chaque personne de cette section,
  • Prochainement, il serait bien que toutes les actions prévues par des militants soient échangé ou présenté à la section pour que chaque militant reçoive les mêmes informations et que le mot UNION soit respecté,
  • Mettre en place des « rapporteurs d’échos » qui seraient tout simplement des militants de la section PS de Cluny, qui chacun dans son village, pourrait rapporter les nouvelles de son lieu de vie au niveau municipalité, projet, action, … à la section.
    (Liste non exhaustive)

La section PS Cluny doit être le noyau du mouvement citoyen et démocratique sur le locale. La section devrait, je pense (après c’est à discuter) réfléchir sur l’avenir des intercommunalités, des départements, les PME, la Sécurité Sociale, ….etc.
Mon rêve serait une gauche rassemblée, démocratique, ouverte sur la société, appuyée sur les associations et les syndicats, qui redonneraient une autre image de l’action politique et deviendrait le combat de la lutte contre le libéralisme.


Fait à Tramayes, le 09/04/2008
Ludovic FAYOLLE.

vendredi 16 mai 2008

François Rebsamen : "Lier notre rythme à celui du quinquennat"



- Le calendrier des congrès du PS sera désormais calé sur celui du quinquennat. C'était une nécessité ?


Il s'agit de tirer les leçons du passé en établissant un lien entre notre fonctionnement et le rythme induit par le quinquennat afin d'éviter que ne se reproduisent certaines dissonances. Ce calendrier qui permet de concilier élaboration de notre ligne politique et désignation de notre candidat ou candidate s'appliquera à partir du prochain congrès de novembre 2008.Le suivant pourra donc se tenir entre janvier et juin 2011, alors qu'il aurait dû avoir lieu statutairement trois ans plus tard. C'est-à-dire en novembre 2011, une échéance trop tardive avant la présidentielle d'avril 2012.

- Envisagez-vous d'organiser des primaires "à l'italienne" en consultant les sympathisants de gauche pour désigner un candidat unique à la présidentielle ?

Ce seront les adhérents du PS qui désigneront le candidat ou la candidate socialiste mais, bien que cette question n'ait pas à figurer dans nos statuts, nous sommes tous d'accord pour rechercher avec nos partenaires les conditions d'une candidature unique de la gauche dès le premier tour de l'élection présidentielle. Les formes qui en permettront l'émergence restent à déterminer, mais nous n'écartons pas la possibilité d'organiser des primaires auprès des sympathisants.

- Quels effets auront ces modifications statutaires sur le déroulement du prochain congrès ?

Le fil rouge de cette réforme des statuts consiste à remettre de la politique dans le parti en lui apportant plus de démocratie et de transparence. Au terme de ces discussions qui ont duré quatre mois et se sont déroulées dans un bon climat, je pense être parvenu à lever les craintes initiales soulevées par certains.Ces modifications ne remettent pas en cause la nature du PS. Après notre belle victoire aux élections municipales et l'adoption d'une nouvelle déclaration de principe, ces règles qui nous permettent de vivre ensemble dessinent les contours d'un parti apaisé avant d'aborder un congrès au cours duquel il reviendra aux uns et aux autres d'être porteur d'un projet politique.Il s'agit également d'une sortie honorable pour François Hollande, qui quitte le poste de premier secrétaire en menant à bien les réformes consensuelles qu'il estimait nécessaire de réaliser.

Mes Réactions à la Déclaration de principes du PS

La nouvelle carte d’identité socialiste rompt avec la précédente qui voulait « mettre le réformisme au service des espérances révolutionnaires ». Il ne s’agit pas de faire la révolution même si « être socialiste, ce n’est pas se satisfaire du monde tel qu’il est. L’idée socialiste relève, à la fois, d’une révolte contre les injustices et de l’espérance pour une vie meilleure », article 1. La critique du capitalisme demeure mais le PS s’inscrit dans une « économie sociale et écologique du marché ». Il reconnaît l’économie de marché qu’il veut réguler. Mais comment réguler cette économie de partage ? Avec quelle méthode ?
Je trouve qu’il est intéressant de voir les valeurs Françaises : liberté, égalité, fraternité, dans cette déclaration de principes.
Aimez-vous l’écologie ? On a en mis partout. La préoccupation environnementale, la sauvegarde de la planète, le développement durable ne sont pas évoqués à moins de onze reprises dans le texte, alors que la mondialisation en est pratiquement absente.
L’Europe est un sujet longuement présent dans cette déclaration. Les socialistes s’attachent à accélérer la construction européenne dans toutes ces dimensions : politique, économique et sociale. Mais à ce sujet, il y a clairement deux camps au PS :
- celui de ceux qui voient en l’Europe le moyen de défendre nos valeurs humanistes et notre modèle de développement solidaire dans un contexte de mondialisation,
- et celui de ceux qui pensent que l’Europe est le cheval de Troie de l’ultralibéralisme en France.
Ce texte entend tout mettre en œuvre pour renforcer le PS européen en portant un message socialiste en Europe. Espérons que les socialistes Français auront ce passage en tête (assurer la paix sur le continent, favoriser une croissance forte et durable et le progrès social, de promouvoir la créativité et la diversité culturelle, aider à relever les défis planétaires) lorsqu’il faudra passer au vote en 2009 ! Cette déclaration ne doit pas dispenser le PS de faire les propositions concrètes et non-démagogiques que l’on attend de l’opposition dans une démocratie, des propositions que l’on attend avec impatience à un peu plus d’un an des élections au Parlement européen et à quelques mois de la Présidence Française de l’Union européenne.

« Le PS est un parti populaire ancré dans le monde du travail », article 19. Cela me parait un peu prétentieux de la part du PS d’énoncer cela. Le PS est quand même loin du monde du travail en France, je trouve, à part réduire ses heures de travail destinées aux bureaucrates et en particulier aux fonctionnaires dont c’est les 10 ans des 35 heures actuellement. Très bien, ils ont combattu le CPE avec les étudiants et le CNE alors ? Le PS n’a pas franchement le discours représentatif du milieu ouvrier Français. Une des preuves pour les présidentielles 2007, lorsque Sarkozy les a acheté avec les heures supplémentaires exonérés des impôts. Donc, le mot « populaire » est a retravaillé au PS du moins ses contacts et sa représentation avec le monde du travail surtout dans la catégorie ouvrière.

« Le PS est un parti démocratique », article 20. Ah bon ! Vous trouvez qu’il y a des débats au sein du parti (à part lors des élections) et de même par ailleurs à notre section nous concernant ? Si oui, il faudra me rappeler le ou lesquels. Si cette déclaration est adoptée, il faudra adopter les débats en section et également à la Fédération PS de Saône-et-Loire. Le militant de base a une seule et unique préoccupation, celle d’être utile à l’ensemble de notre mouvement de rénovation, d’être utile à la famille socialiste, d’être utile à la gauche, d’être utile aux Françaises et aux Français et aux plus fragiles, cela est mon point de vue de militant PS.

« Le PS veut rassembler toutes les cultures de gauche », article 21. Alors, déjà qu’il existe une multitude de courant politique, d’idées avec à chacun à leur tête un ténor du PS. Cela apporte de la richesse aux idées et aux évolutions du PS pour un large débat (s’il existe !). Très bien, mais il faudra quand même tirer les conséquences sur ses obscures règles de fonctionnement, dominées par des « courants » dont chacun sait depuis longtemps qu’ils ne sont plus des écoles de pensée, mais des clans.
Avec sa nouvelle « déclaration de principes », le PS dit avoir posé les bases idéologiques de sa rénovation. A lire ses 21 articles, l’exercice apparaît pourtant moins reluisant. Le PS (du moins l’historien Alain Bergounioux qui a dirigé la rédaction de cette déclaration et le député européen Henri Weber) a plutôt tenté de cadrer sa pensée sans perdre le risque d’accentuer ses divisions internes. A sept mois d’un congrès qui s’annonce sanglant, cette ode consensuelle est de bonne guerre. Là où le PS mettait « le réformisme au service des espérances révolutionnaires », il se définit comme « parti réformiste ».

N’oublions pas que cette déclaration de principes n’est pas un programme politique. Il conviendra donc de suivre avec vigilance le congrès de novembre prochain à Toulouse pour que ces beaux principes se matérialisent un peu plus. Après adoption de cette déclaration, il faudra négocier un programme, puis choisir un patron, et cela devrait être une autre paire de manche.
Le socialisme sera moral ou ne sera pas. De la seule morale qui vaille : non celle que l’on fait aux autres mais celle que l’on s’impose à soi-même, celle qui relève de la « culture du soi-même » de Fernand Pelloutier.
Si j’en juge par ce que je sais des dirigeants socialistes actuels (esprit libertaire bureaucratique), il y a encore du travail.

lundi 12 mai 2008

"Pour un contrat de rénovation" : le texte complet
Décembre 2007

Au-delà des responsabilités et des dysfonctionnements de quelque nature que ce soit, la défaite présidentielle de 2007, la troisième consécutive, renvoie aux lacunes fondamentales, idéologiques et programmatiques des socialistes français.

Malgré la mobilisation des jeunes, des cités, la reconquête d’une partie des votes populaires, nous n’avons pas répondu aux attentes essentielles des français : la protection face à la mondialisation, la préservation de la sécurité sociale, la juste répartition des revenus et des prélèvements, la place, la valeur et juste rémunération du travail, la garantie de la promotion individuelle, l’articulation des droits et des devoirs... Face à un Sarkozy organisant les divisions internes des couches populaires et moyennes, nous n’avons pas su proposer à l’ensemble de notre base électorale un nouveau pacte social et territorial fédérateur.

Nous pensons aussi que si les objectifs précis que nous poursuivons - réduire les inégalités, protéger collectivement des aléas de la vie, renforcer l’égalité réelle par l’augmentation et la démocratisation de l’éducation et de la formation - restent pertinents, nous devons inventer les moyens d’en garantir l’effectivité pour tous et la pérennité financière. Dans le capitalisme d’aujourd’hui, il ne suffit pas d’affirmer pour réformer. Il faut définir des stratégies d’action ciblées, rechercher des résultats perceptibles concrètement par les individus et évaluer en permanence. Inventer de nouveaux modes d’action est une condition de notre rénovation.
Miser sur les difficultés de Sarkozy, la dégradation de sa popularité, ne suffira pas. Nous ne devons pas réitérer l’expérience stérile des années 2002-2006 qui nous a conduit d’une défaite à une autre. Nous devons désormais prendre à bras le corps le véritable agenda de la rénovation. Trente cinq ans après Epinay et près de vingt ans après la chute du mur de Berlin, nous devons réviser notre doctrine pour clarifier nos principes, refonder le clivage gauche / droite, et répondre aux nouveaux défis historiques posés par la mondialisation, les chocs écologiques, l’individualisation sociale et culturelle, la crise de l’Etat social et du modèle Républicain.
Ce défi ne peut être relevé que collectivement. Il suppose un travail approfondi et sincère qui dépasse les jeux de rôles traditionnels et les contradictions artificielles, un processus politique qui fasse le pari des idées avant celui des stratégies personnelles. C’est le sens et l’ambition de la démarche que nous avons décidé d’entreprendre ensemble.

Nous convergeons sur le diagnostic fondamental, le sentiment de l’urgence de sauver le parti socialiste en le rassemblant et en le faisant muter en profondeur. Et nous avançons d’ores et déjà dans le débat du Parti et de la gauche toute entière avec cinq orientations communes :

1) Fonder le modèle socialiste dans la mondialisation

Fidèle à la vocation de la gauche, nous voulons plus que jamais lutter contre les déséquilibres économiques, les dégâts écologiques et les injustices sociales engendrées par le fonctionnement du système capitaliste. Loin d’avoir perdu sa raison d’être, ce combat retrouve une acuité face à la mondialisation financière et les nouvelles formes de domination qu’elle impose. Nous refusons l’alignement de notre modèle social sur les standards néo-libéraux que la droite voudrait nous imposer. Socialistes, internationalistes, nous militons plus que jamais pour une autre répartition des richesses à l’échelle planétaire et ne pouvons nous résoudre à l’approfondissement de la fracture entre le Nord et le Sud.
Ces dernières années, cette évidence n’était pas partagée au sein des partis de gauche de gouvernement. Deux écoles se sont affrontés : partisans de la "3ème voie" qui plaidaient pour un socialisme beaucoup plus libéral et individualisé et socialistes plus classiques s’affrontaient sur le rôle et les moyens d’action de la puissance publique. Aujourd’hui, ce débat est dépassé. Tous les grands partis de gauche se repositionnent en réaffirmant la nécessité d’une régulation publique plus marquée qu’au début du 21ème siècle : que ce soit vis-à-vis de la mondialisation ou de la protection sociale aux Etats-Unis, du fonctionnement des services publics en Angleterre, du marché du travail en Allemagne ou de la plus forte prise en compte de la durabilité du développement dans l’Europe du Nord, le mouvement progressiste se redéfinit en opposition marquée aux dégâts du libéralisme. C’est dans cette nouvelle phase que nous inscrivons notre démarche.

Pour autant ce rapport critique au capitalisme ne peut suffire à définir le socialisme du 21ème siècle. Ayant tiré les leçons de l’échec du « socialisme réel », nous avons reconnu depuis longtemps dans nos actes l’utilité du marché pour produire les richesses nécessaires au développement des sociétés, tout en s’avérant insuffisant dans des domaines comme l’éducation, la santé, la culture ou la recherche. Il est donc inutile d’en faire un sujet de clivage artificiel. Conscients que l’on ne peut redistribuer que ce qui est produit, il est indispensable que le socialisme soit attentif aux conditions de la création des richesses. Par opposition au choix de la rente et de la spéculation financière, la gauche doit également prendre le parti de l’innovation et de la prise de risque entrepreunariale, car c’est l’intérêt bien compris des salariés. Les gains de productivité ainsi obtenus devront être équitablement répartis entre le capital et le travail.

La mondialisation étant aujourd’hui déréglementée et dérégulée, nous voulons construire sa maîtrise par le retour d’une réglementation internationalement négociée adossée à toutes les formes possibles de régulation. Nous plaidons aussi pour un rapport constructif à la mondialisation : les excès de celle-ci ne remettent pas à l’ordre du jour la révolution socialiste mais appellent une exigence accrue de régulation. A l’image des socialistes qui, à la fin du 19ème siècle, s’interrogeant sur leur position par rapport à la République naissante, décidèrent finalement de s’y intégrer pleinement pour la faire évoluer (ce fut la synthèse Jaurésienne), nous devons aujourd’hui également y développer de nouveaux modes d’action et de nouveaux outils pour que nos idéaux puissent s’y traduire concrètement.

Nous plaidons pour un commerce international régulé : celui-ci ne peut se faire au détriment des pays du sud et une puissante régulation doit imposer des garanties sociales et environnementales afin d’assurer la loyauté dans les échanges mondiaux, une démocratisation des instances de régulation internationale, une nouvelle stratégie diplomatique alternative à la stratégie sarkozyste d’intégration au bloc anglo-saxon.

Nous voulons bâtir des solidarités politiques transnationales qui permettent de faire face au déploiement du capital. Cette orientation se traduit notamment par un engagement résolu dans l’unification politique européenne. Nous voulons une Europe unifiée et puissante, capable de peser dans les négociations sur le commerce mondial et d’établir en son sein des formes de gouvernance économique et d’harmonisation sociale. Cette conviction nous conduit à militer pour des transferts de compétence, des procédures de décision simplifiées, l’affirmation de principes sociaux, des institutions plus fédérales et parlementarisées. Nous appelons ce projet la République Européenne.

En réaffirmant ces finalités partagées, nous ne voulons pas ignorer les insatisfactions engendrées par la construction européenne telle qu’elle est, ni occulter les débats qui ont surgi sur l’appréciation du Traité Constitutionnel Européen. Mais nous croyons nécessaire de dépasser ces divergences et de travailler ensemble à la définition d’une stratégie politique des socialistes français pour faire avancer leurs objectifs communs dans le champ de forces européen. L’Europe est pour nous l’espace nécessaire à la régulation dans la mondialisation.

2) Une vision renouvelée du progrès et du développement humain

Issus de la tradition rationaliste, nous voulons le progrès des sociétés et proposons de renouveler notre vision de la croissance, et du rôle de la technologie comme sources d’évolution de notre civilisation. Le développement scientifique est l’une de nos valeurs et nous soutenons que la recherche fondamentale fait partie des moyens d’émancipation de l’humanité. Nous ne pouvons par contre pas adhérer à un scientisme béat renvoyant à un progrès technologique hypothétique le soin de réparer les désastres engendrés par l’exploitation insouciante des ressources naturelles. Notre socialisme réaffirme notre responsabilité vis-à-vis de l’ensemble de l’humanité, au Nord comme au Sud, comme envers les générations futures.

La révolution écologique que nous aurons à engager d’urgence devra réorganiser la solidarité à l’intérieur de l’humanité. Pour la première fois depuis très longtemps, l’impératif moral écologique sera plus fort que la force des marchés et constituera un levier nouveau pour imposer par la voie de l’action politique des disciplines à cette économie suicidaire qui puise sans aucune limite et sans aucun frein dans les ressources de la planète.

La nouvelle donne écologique renouvelle plus fondamentalement encore notre vision même des besoins humains. Aux antipodes d’une approche purement matérialiste du bien être, nous entendons accorder désormais aux questions de santé, de qualité de vie, de préservation des cadres naturels, une importance décisive. Nous croyons nécessaire d’enrichir la notion et la mesure même de la croissance, pour faire une place aux dimensions qualitatives, aux enjeux sanitaires et éducatifs, au développement des services à la personne, à l’économie sociale et solidaire, et à la sphère non marchande
Nous ne voulons pas contribuer à une société anxiogène, qui serait structurée par la peur de l’avenir. Mais nous plaidons de même pour un progrès socialement maîtrisé, passant par le primat de l’humain sur la technique, et la nécessité de placer le développement technologique, les grands choix énergétiques et industriels, sous le contrôle effectif des instances démocratiques et des citoyens.

3) Légitimité du modèle républicain français et efficacité de l’Etat social

Face au « réformisme » néo-libéral de la droite qui vise à étendre la société de marché, nous défendons les objectifs de « l’Etat social » mis en place en France et en Europe au siècle dernier, et à ses grands instruments : services publics, sécurité sociale, retraites par répartition, fiscalité progressive, aide sociale, droit du travail, salaire minimum,...
Au nom de ces convictions, nous sommes les partisans d’un socialisme efficace qui regardons les mutations de la société telles qu’elles sont, refusant d’enfermer la gauche dans l’immobilisme, la défense systématique de tous les corporatismes. Pour rétablir la légitimité et l’efficacité de l’Etat social et du modèle républicain, nous estimons que le PS doit avoir le courage d’assumer et de porter les réformes structurelles nécessaires, ainsi qu’en garantir la pérennité politique et financière y compris en assumant la part de prélèvement public nécessaire.
Nous devons ainsi répondre à l’enjeu de la croissance et de la compétitivité française en réhabilitant le volontarisme économique. Aux antipodes du désengagement néo-libéral, nous pensons que la puissance publique - Etat, régions, villes - même imbriquée avec l’économie, doit recouvrer un rôle stratégique pour favoriser la reconversion des territoires fragilisés, encourager le financement de l’investissement productif et de la recherche, la diffusion des progrès technologiques, la prospection des marchés internationaux, ou encore le développement des nouveaux services et de l’économie sociale et solidaire.
L’augmentation de la durée de la vie, la qualité de la santé, la nécessaire solidarité avec les populations du Sud pour l’éradication des maladies associées à la pauvreté (HIV, paludisme, Tuberculose) exigent la vérité sur les coûts. Il faut instaurer de nouveaux mécanismes de financement, les charges assises sur les salaires des actifs ne pouvant suffire.
Face à la dérive des finances publiques, nous devons améliorer l’efficacité et la qualité des services publics - qualité de gestion, transparence des dépenses, qualité du service rendu au public et aux usagers - afin de réaffirmer leur légitimité. Qu’il s’agisse de la lutte contre le chômage, de l’éducation, de la police ou de la justice, nous militons pour un Etat efficient dont les actions soient mieux ciblées sur les besoins réels.
Pour endiguer la dérive communautariste qui menace l’identité républicaine de la France, nous estimons qu’il faut faire de la lutte contre les discriminations un axe central de la politique sociale.

4) L’émancipation de l’individu et l’individualisme destructeur

Socialistes français, nous sommes les héritiers du combat républicain contre le carcan religieux, pour la séparation de l’église et de l’Etat, et de celui des années 1960-70 contre un ordre moral étouffant, pour le droit des femmes et la libéralisation des mœurs. Cette volonté d’étendre les libertés et de permettre à chaque individu de s’émanciper en choisissant sa façon de vivre, ses liens, ses affiliations, ses références, ses pratiques culturelles demeure un principe directeur de notre action.
Elle rejoint la nécessité de tenir compte du processus d’individualisation sociale et culturelle qui travaille en profondeur notre société et remodèle les classes traditionnelles. Qu’il s’agisse des retraites, de l’éducation, des conditions de travail, nous pensons que le socialisme doit mieux prendre en compte la diversité des situations et des attentes qu’elles créent. Il ne doit pas craindre à nos yeux de contourner le niveau trop homogénéisant du groupe social ou du territoire pour faire désormais davantage descendre, quand c’est possible, l’action correctrice de la politique au niveau même de l’individu.
Cet engagement en faveur des libertés ne nous rend pas sourd à la demande d’autorité et de règles qui émane de la société contemporaine. Si elle résulte pour une part essentielle des effets déstructurants de la crise économique et sociale, la montée des phénomènes d’insécurité au cours des dernières décennies nous a rappelés aux nécessités d’une liberté ordonnée, d’une meilleure articulation des droits et des devoirs.
Cette prise en compte des réalités et des aspirations individuelles ne nous conduit pas non plus à cautionner les dérives de l’individualisme contemporain. Nous combattons la réduction de la politique au consumérisme et à la juxtaposition des revendications catégorielles. Nous travaillons à une société d’individus où ne pèseraient plus les privilèges de naissance et les déterminations de classe, où chacun aurait tous les moyens de réussir et de s’accomplir sans l’intervention de la collectivité. Attachés au pari des Lumières et à la force des solutions collectives, nous refusons la perspective d’une société atomisée et défendons la nécessité de construire et de faire vivre des institutions communes au service de la justice sociale.
Loin d’épouser les antagonismes internes à notre base sociale, loin de vouloir jouer à notre tour sur la division des « inclus » et des « exclus », nous souhaitons au contraire que la gauche élabore dans les années qui viennent un nouveau pacte social et territorial pour relever le défi de la société « fragmentée » et « dissociée ». Celui-ci devra afficher des thèmes fédérateurs (protection contre la mondialisation, sauvegarde de la protection sociale, promotion individuelle) et indiquer aux couches populaires et moyennes, aux habitants des cités comme à ceux du monde rural et péri urbain ce qu’ils peuvent attendre de la gauche. Nous pensons notamment que la gauche doit continuer à faire de la lutte contre l’exclusion et la pauvreté une priorité politique et morale mais qu’elle doit veiller à ne pas alimenter la critique contre l’assistanat et qu’elle doit mieux répondre, de son côté, à l’enjeu du pouvoir d’achat et, en particulier, aux biens premiers que sont le logement, la santé et l’éducation, et à l’enjeu de la juste répartition des revenus à travers une réforme fiscale courageuse.
Cet attachement au projet collectif constitue notre manière de répondre, aujourd’hui encore, aux demandes de sens et aux besoins d’appartenance qui traversent la société contemporaine. Il constitue notre réponse à la question de l’identité nationale, dont nous ne voulons pas concéder le monopole à la droite. Nous continuons d’opposer la conception, ouverte, dynamique, contractuelle, d’une « communauté de citoyens » à la vision étriquée, figée, ethniciste, portée par une partie de la droite. Nous continuons d’opposer l’idée d’un espace public composé de citoyens égaux en droit et débattant librement du bien commun à celle d’une démocratie régulée par les rapports entre des « communautés ».

5) Un nouvel âge démocratique pour notre République

Héritiers de Jaurès et de Blum, issus du choix fondamental qui a provoqué la séparation entre socialistes et communistes au Congrès de Tours, nous considérons la démocratie comme une valeur inconditionnelle, la source de toute légitimité, le seul levier dont nous disposions pour mettre en œuvre les instruments de régulation du capitalisme.

Fidèles à la tradition républicaine française, nous continuons également de croire à la vertu des institutions représentatives et au rôle irremplaçable des partis politiques pour élaborer les options en présence, rationaliser, éclairer, incarner les choix possibles et permettre ainsi aux citoyens de choisir l’orientation donnée aux grandes politiques publiques. Mais nous pensons qu’un système démocratique ne peut plus fonctionner au début du 21ème siècle sur le seul principe de la délégation et qu’avec l’élévation du niveau d’éducation et d’information de nos concitoyens, il faut entendre l’aspiration à une souveraineté populaire effective. Appuyés sur les expériences engagées depuis longtemps par leurs élus locaux, les socialistes doivent étendre les mécanismes de démocratie participative.
Nous pensons plus généralement qu’il est temps d’inventer une nouvelle sociale - démocratie, appuyée sur les réseaux, les collectifs, le formidable vivier du monde associatif ; de renouveler les formes mêmes de notre démocratie politique, sociale et territoriale.
La nouvelle donne politique doit nécessairement s’accompagner d’un nouvel âge démocratique, de l’avènement d’une nouvelle République. Le projet de VIème République est un acquis de la gauche, mais son contenu devra être renouvelé au regard de la pratique personnelle et absolutiste de Nicolas Sarkozy, qui renforce les excès déjà considérables de la présidentialisation. Faute de revenir sur le principe même de l’élection présidentielle, nous plaidons pour la mise en place de contres pouvoirs réels. Nous voulons un Parlement réellement renforcé, une justice et des médias indépendants, une limitation du cumul des mandats.

6) L’utopie concrète de l’égalité réelle

Méfiants vis-à-vis de la fausse radicalité d’une rupture annoncée avec le capitalisme mais jamais mise en œuvre, adeptes d’une politique qui s’appuie sur les réalités, nous ne résignons pas pour autant à réduire le socialisme à un pragmatisme gestionnaire ou à un réformisme purement défensif, qui ne ferait que combattre les dégradations de l’Etat social et du modèle républicain. Nous pensons que la gauche doit continuer d’offrir un débouché au besoin légitime de sens, d’utopie qui est, depuis la Révolution française, au cœur de sa vocation.
Notre nouvel horizon de transformation sociale réside dans une lutte massive contre les mécanismes de « reproduction sociale » qui font perdurer dans notre société les privilèges de naissance. Nous devons faire de l’égalité des chances, « l’égalité réelle », c’est-à-dire affirmer la volonté de donner à chacun les moyens d’accéder au « capital culturel », de déployer ses talents et de trouver sa juste place dans la société, de définir une frontière essentielle et nouvelle du socialisme contemporain. Notre projet pour l’école et pour l’université y tiendra un rôle central.

7) Notre stratégie politique

Rassembler les gauches demeure évidemment l’objectif. Mais quelles gauches aujourd’hui ? La question est dans toutes les têtes. La situation est profondément différente du moment d’Épinay où deux grands partis structuraient pour l’essentiel l’électorat de gauche. Le parti socialiste n’a jamais été plus fort qu’aujourd’hui. Mais, avec des alliés faibles électoralement, le Parti communiste et les Verts, et de petits partis, le PRG et le MRC, il peut être durablement impuissant à construire un rapport de forces majoritaire. Tel est le paradoxe. Et celui-ci est rendu plus compliqué encore par la double concurrence que fait peser, à l’extrême-gauche, un « gauchisme compassionnel » qu’incarne la figure d’Olivier Besancenot, qui n’a pas la volonté de participer à une alternative politique réelle, et un « centrisme présidentiel », qui n’a comme espérance qu’une percée solitaire et se réfugie dans un ni-ni perpétuel !

Dans ces conditions, il n’y a pas d’autre solution que d’atteindre une « masse critique » indispensable à une dynamique victorieuse. La visée d’un « parti de toute la gauche » est utile. Mais elle peut être trompeuse si par là, nous entendons seulement un accord avec quelques « morceaux » d’appareils. Le problème resterait pour l’essentiel. Non, il s’agit d’une mutation qu’il nous faut accomplir qui demande un profond renouvellement.
C’est là que la question stratégique est liée étroitement à la nature du parti et à la nécessité de sa mutation. Le parti d’aujourd’hui a ses forces -tout particulièrement son réseau d’élus qui en fait une « social-démocratie municipale ». Mais il n’est plus adapté, d’une part, aux réalités d’une démocratie moderne, d’autre part, à l’enjeu stratégique.

Nous avons besoin d’un parti beaucoup plus proche de son électorat, qui donne à ses militants un rôle nouveau d’animation politique, qui, à côté de ses fonctions traditionnelles et essentielles, la définition de programme, les sélections des candidats, prend en charge de nouveaux besoins.
Une discussion a été ouverte sur la manière dont les responsabilités sont réparties à tous les niveaux. Faut-il changer le mode de scrutin interne et renoncer à la proportionnelle intégrale ? L’idée d’un scrutin à dominante majoritaire est présentée. Mais elle n’a pas l’évidence que certains lui prêtent. Car, le parti a connu (et connaît) de fausses majorités, qui sont autant des facteurs de paralysie. Et, vouloir construire un parti plus large, ouvert à toute la gauche, suppose que chacun puisse se sentir représenté. Nous pensons que sa mutation tiendra à la mise en œuvre de deux évolutions majeures.

Il faut d’abord sortir du piège de la présidentialisation exclusive du parti qui conduit le plus souvent, à la crise. Pour cela, il faut organiser de véritables élections primaires au sein de notre électorat, à l’extérieur du parti, selon des règles d’ouverture large expérimentées par les gauches italiennes, pour donner au candidat désigné une pleine légitimité. Cela donne deux avantages : d’une part, associer notre électorat à la décision en le rendant parti prenante -et cela a bien été le sens de la vague d’adhésions que nous avons connue en 2006-, d’autre part, associer les autres partis à ce processus, en leur donnant la possibilité d’établir leur influence et de participer ensuite à une dynamique politique.

Ensuite, donner des fonctions nouvelles à notre parti à côté de ses missions fondamentales. Nous devons concevoir et construire un parti-réseau, qui associe en permanence les citoyens et les associations à ses définitions programmatiques, qui organise ses relais dans le monde économique et social, non sous la seule forme de la section « thématique », mais, en acceptant des associations temporaires autour de telle ou telle tâche, de tel ou tel projet, qui prend beaucoup plus en charge la communication sous ses formes multiples, se dote d’outils nouveaux, qui développe des services pour ses militants et sa base sociale, en réinventant l’éducation populaire, qui, enfin, et sans doute d’abord, accorde toute sa place au travail d’analyse pour comprendre et anticiper les évolutions du monde et de la société, ce qui suppose de rationaliser les outils aujourd’hui dispersés qu’il a à sa disposition et d’en créer d’autres.
Ce sont des conditions pour changer de taille critique, faire du parti socialiste autre chose qu’un rassemblement d’intérêts petits et grands ? Souvent locaux, pour résoudre le problème stratégique d’aujourd’hui.

Arnaud Montebourg, Député de Saône-et-Loire
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Voilà les raisons pour lesquelles les signataires de ce texte décident de travailler ensemble à la naissance de ce nouveau parti socialiste et de proposer cette démarche dans la forme d’un « pacte pour la reconstruction » à toutes celles et tous ceux qui ont conscience de la gravité du moment et qui partagent cette ambition.

Source : http://www.renover-maintenant.org/

Je signe haut et fort ce contrat.
Sur RMC Montebourg partisan d’un Premier Secrétaire qui serait chef de la reconstruction de la maison commune de toutes les gauches
2 avril

Le député PS de Saône-et-Loire Arnaud Montebourg, invité sur RMC le 2 avril, a donné sa vision de ce que doit être le Parti Socialiste à la veille du Congrès.

Guillaume Cahour : La reconstruction du PS avec le Congrès à l’automne prochain, avec le projet du Parti Socialiste et aussi le nouveau Premier Secrétaire, on ne sait plus trop où vous êtes : vous avez soutenu Ségolène Royal pendant la campagne, aujourd’hui vous êtes dans le club des reconstructeurs, ce n’est pas un peu une alliance contre nature ?

Arnaud Montebourg : D’abord, toute l’amitié et l’affection que je porte à Ségolène Royal n’a pas faibli, la question n’est pas celle-là. La question c’est de reconstruire un parti qui rassemble non seulement toutes les composantes du Parti Socialiste mais élargisse le nouveau futur Parti Socialiste et le transforme en Parti de toutes les gauches.

Guillaume Cahour : Mais pourquoi pas Ségolène Royal ?

Arnaud Montebourg : Parce que si nous entrons dans le combat des écuries, et j’y suis opposé, nous aurons des affrontements, des matchs interminables qui dureront quatre ans, on ne reconstruira rien et nous augmenterons la quantité des ruines. Je suis autant opposé à Bertrand Delanoë qu’à Ségolène Royal, et je suis partisan d’un Premier Secrétaire qui sera le chef de la reconstruction de la maison commune de toutes les gauches car nous sommes en retard sur l’UMP qui a construit un outil rassemblant plusieurs Droites. Nous avons besoin de construire l’outil rassemblant toutes les Gauches et de demander aux présidentiables qu’ils apaisent leurs ambitions et qu’ils attendent que nous construisions un cadre stratégique, une primaire ouverte sur la société, dans laquelle nous sélectionnerons notre candidat le moment venu. Par ailleurs, c’est un peu prématuré de choisir aujourd’hui un leader qui serait aussi candidat à la présidentielle, parce que personne ne sait de quoi aura besoin le pays dans trois ans.

Source : RMC
Arnaud Montebourg dénonce "une guerre des chefs"

Pour le député socialiste, Bertrand Delanoë et Ségolène Royal "doivent mesurer à quel point leur choix de présidentialiser le parti est désastreux pour la gauche".

Bertrand Delanoë et Ségolène Royal n'ont "aucune chance d'obtenir la majorité au PS pour en prendre la tête car les militants ne veulent pas être les otages d'une guerre des chefs", estime le député socialiste de Saône-et-Loire Arnaud Montebourg dans un entretien au Journal du Dimanche daté du dimanche 11 mai.Le maire de Paris et l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle "doivent mesurer à quel point leur choix de présidentialiser le parti est désastreux pour la gauche", souligne-t-il.

Une primaire élargie après accord sur un projet

Les Français "n'ont que faire de connaître aujourd'hui notre candidat à la présidentielle, ils préfèrent que nous définissions un projet. Ce travail-là ne peut pas se faire dans un match fratricide, qui nous ferait revivre le congrès de Rennes. Le choix d'un candidat pour 2012 devra se faire ultérieurement, dans le cadre d'une primaire ouverte à toute la société française", ajoute Arnaud Montebourg.Au Parti socialiste, note-il, de "nouveaux candidats apparaissent toutes les 10 minutes, ce qui achève de le ridiculiser. J'ai proposé que Pierre Moscovici soit le premier secrétaire de la reconstruction. Nous devrions faire une contribution autour de lui et porter sa candidature. L'idée fait son chemin", explique-t-il.

Source : nouvelobs.com