Mes Réactions à la Déclaration de principes du PS
La nouvelle carte d’identité socialiste rompt avec la précédente qui voulait « mettre le réformisme au service des espérances révolutionnaires ». Il ne s’agit pas de faire la révolution même si « être socialiste, ce n’est pas se satisfaire du monde tel qu’il est. L’idée socialiste relève, à la fois, d’une révolte contre les injustices et de l’espérance pour une vie meilleure », article 1. La critique du capitalisme demeure mais le PS s’inscrit dans une « économie sociale et écologique du marché ». Il reconnaît l’économie de marché qu’il veut réguler. Mais comment réguler cette économie de partage ? Avec quelle méthode ?
Je trouve qu’il est intéressant de voir les valeurs Françaises : liberté, égalité, fraternité, dans cette déclaration de principes.
Aimez-vous l’écologie ? On a en mis partout. La préoccupation environnementale, la sauvegarde de la planète, le développement durable ne sont pas évoqués à moins de onze reprises dans le texte, alors que la mondialisation en est pratiquement absente.
L’Europe est un sujet longuement présent dans cette déclaration. Les socialistes s’attachent à accélérer la construction européenne dans toutes ces dimensions : politique, économique et sociale. Mais à ce sujet, il y a clairement deux camps au PS :
- celui de ceux qui voient en l’Europe le moyen de défendre nos valeurs humanistes et notre modèle de développement solidaire dans un contexte de mondialisation,
- et celui de ceux qui pensent que l’Europe est le cheval de Troie de l’ultralibéralisme en France.
Ce texte entend tout mettre en œuvre pour renforcer le PS européen en portant un message socialiste en Europe. Espérons que les socialistes Français auront ce passage en tête (assurer la paix sur le continent, favoriser une croissance forte et durable et le progrès social, de promouvoir la créativité et la diversité culturelle, aider à relever les défis planétaires) lorsqu’il faudra passer au vote en 2009 ! Cette déclaration ne doit pas dispenser le PS de faire les propositions concrètes et non-démagogiques que l’on attend de l’opposition dans une démocratie, des propositions que l’on attend avec impatience à un peu plus d’un an des élections au Parlement européen et à quelques mois de la Présidence Française de l’Union européenne.
La nouvelle carte d’identité socialiste rompt avec la précédente qui voulait « mettre le réformisme au service des espérances révolutionnaires ». Il ne s’agit pas de faire la révolution même si « être socialiste, ce n’est pas se satisfaire du monde tel qu’il est. L’idée socialiste relève, à la fois, d’une révolte contre les injustices et de l’espérance pour une vie meilleure », article 1. La critique du capitalisme demeure mais le PS s’inscrit dans une « économie sociale et écologique du marché ». Il reconnaît l’économie de marché qu’il veut réguler. Mais comment réguler cette économie de partage ? Avec quelle méthode ?
Je trouve qu’il est intéressant de voir les valeurs Françaises : liberté, égalité, fraternité, dans cette déclaration de principes.
Aimez-vous l’écologie ? On a en mis partout. La préoccupation environnementale, la sauvegarde de la planète, le développement durable ne sont pas évoqués à moins de onze reprises dans le texte, alors que la mondialisation en est pratiquement absente.
L’Europe est un sujet longuement présent dans cette déclaration. Les socialistes s’attachent à accélérer la construction européenne dans toutes ces dimensions : politique, économique et sociale. Mais à ce sujet, il y a clairement deux camps au PS :
- celui de ceux qui voient en l’Europe le moyen de défendre nos valeurs humanistes et notre modèle de développement solidaire dans un contexte de mondialisation,
- et celui de ceux qui pensent que l’Europe est le cheval de Troie de l’ultralibéralisme en France.
Ce texte entend tout mettre en œuvre pour renforcer le PS européen en portant un message socialiste en Europe. Espérons que les socialistes Français auront ce passage en tête (assurer la paix sur le continent, favoriser une croissance forte et durable et le progrès social, de promouvoir la créativité et la diversité culturelle, aider à relever les défis planétaires) lorsqu’il faudra passer au vote en 2009 ! Cette déclaration ne doit pas dispenser le PS de faire les propositions concrètes et non-démagogiques que l’on attend de l’opposition dans une démocratie, des propositions que l’on attend avec impatience à un peu plus d’un an des élections au Parlement européen et à quelques mois de la Présidence Française de l’Union européenne.
« Le PS est un parti populaire ancré dans le monde du travail », article 19. Cela me parait un peu prétentieux de la part du PS d’énoncer cela. Le PS est quand même loin du monde du travail en France, je trouve, à part réduire ses heures de travail destinées aux bureaucrates et en particulier aux fonctionnaires dont c’est les 10 ans des 35 heures actuellement. Très bien, ils ont combattu le CPE avec les étudiants et le CNE alors ? Le PS n’a pas franchement le discours représentatif du milieu ouvrier Français. Une des preuves pour les présidentielles 2007, lorsque Sarkozy les a acheté avec les heures supplémentaires exonérés des impôts. Donc, le mot « populaire » est a retravaillé au PS du moins ses contacts et sa représentation avec le monde du travail surtout dans la catégorie ouvrière.
« Le PS est un parti démocratique », article 20. Ah bon ! Vous trouvez qu’il y a des débats au sein du parti (à part lors des élections) et de même par ailleurs à notre section nous concernant ? Si oui, il faudra me rappeler le ou lesquels. Si cette déclaration est adoptée, il faudra adopter les débats en section et également à la Fédération PS de Saône-et-Loire. Le militant de base a une seule et unique préoccupation, celle d’être utile à l’ensemble de notre mouvement de rénovation, d’être utile à la famille socialiste, d’être utile à la gauche, d’être utile aux Françaises et aux Français et aux plus fragiles, cela est mon point de vue de militant PS.
« Le PS veut rassembler toutes les cultures de gauche », article 21. Alors, déjà qu’il existe une multitude de courant politique, d’idées avec à chacun à leur tête un ténor du PS. Cela apporte de la richesse aux idées et aux évolutions du PS pour un large débat (s’il existe !). Très bien, mais il faudra quand même tirer les conséquences sur ses obscures règles de fonctionnement, dominées par des « courants » dont chacun sait depuis longtemps qu’ils ne sont plus des écoles de pensée, mais des clans.
Avec sa nouvelle « déclaration de principes », le PS dit avoir posé les bases idéologiques de sa rénovation. A lire ses 21 articles, l’exercice apparaît pourtant moins reluisant. Le PS (du moins l’historien Alain Bergounioux qui a dirigé la rédaction de cette déclaration et le député européen Henri Weber) a plutôt tenté de cadrer sa pensée sans perdre le risque d’accentuer ses divisions internes. A sept mois d’un congrès qui s’annonce sanglant, cette ode consensuelle est de bonne guerre. Là où le PS mettait « le réformisme au service des espérances révolutionnaires », il se définit comme « parti réformiste ».
N’oublions pas que cette déclaration de principes n’est pas un programme politique. Il conviendra donc de suivre avec vigilance le congrès de novembre prochain à Toulouse pour que ces beaux principes se matérialisent un peu plus. Après adoption de cette déclaration, il faudra négocier un programme, puis choisir un patron, et cela devrait être une autre paire de manche.
Le socialisme sera moral ou ne sera pas. De la seule morale qui vaille : non celle que l’on fait aux autres mais celle que l’on s’impose à soi-même, celle qui relève de la « culture du soi-même » de Fernand Pelloutier.
Si j’en juge par ce que je sais des dirigeants socialistes actuels (esprit libertaire bureaucratique), il y a encore du travail.
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