Congrès du PS : qui est candidat ?
Le premier secrétaire du PS, François Hollande, en poste depuis 1997, a indiqué qu'il n'était pas candidat pour conserver la direction du parti lors du prochain congrès, prévu à l'automne 2008. Mais plusieurs leaders socialistes ont manifesté leur intérêt.
Les quasi-déclarés
- Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes:"Je pense qu'il faut avoir la capacité de remplir plusieurs conditions" et "d'abord de présenter aux Français un projet crédible, solide, cohérent". "Je le ferai avec d'autres, bien évidemment, en rassemblant le plus largement possible toutes celles et ceux qui voudront s'engager dans la définition de ce projet et ensuite les militants se prononceront." (Dimanche 16 mars)
- Julien Dray, porte-parole du PS, député de Seine-Saint-Denis"Si la question est de savoir si personnellement, aujourd'hui, dans ma réflexion personnelle je me sens prêt à assumer la fonction de Premier secrétaire du Parti socialiste, ma réponse, elle va être simple: j'y suis prêt". "Pas simplement parce que c'est un caprice, pas simplement parce que c'est mon tour, pas parce que j'ai une envie: parce que moi, je sais ce qu'est le Parti socialiste. C'est ma vie, ça fait 25 ans que je milite au Parti socialiste". (Grand rendez-vous Europe-1/TV5Monde/Le Parisien-Aujourd'hui en France, Dimanche 17 février > Lire)
- Pierre Moscovici, député du Doubs"Oui, cela m'intéresse. Je ne fais pas semblant. Il faut d'autres perspectives qu'un combat des chefs. (…) Il faut des hommes et des femmes capables de se dévouer totalement à un programme de travail pour le Parti socialiste, la rénovation de sa pensée, de son discours, la réflexion sur ses alliances et la création d'une machine politique plus efficace qu'elle ne l'est aujourd'hui. Moi, je suis prêt à faire cela." (Mardi 8 janvier > Lire)
Ceux qui ne disent pas non
- Bertrand Delanoë, maire de Paris"Je ne demande rien, je ne suis candidat à rien mais je trouve assez curieux que je sois le seul pour lequel on pense qu'un mandat local c'est vraiment le maximum qu'il puisse faire. Je ne suis ni meilleur ni pire que les autres". "Il faudra un vrai premier secrétaire, quelqu'un qui ait l'autorité, la force pour remettre en route le PS et pour s'opposer à la droite." (Dimanche 24 février, Radio J > Lire)
- Claude Bartolone, président du conseil général de Seine-Saint-Denis (proche de Laurent Fabius)"Je fais partie des 5 ou 6 responsables politiques qui, du fait de leur parcours, de leur attachement au parti socialiste et de leur vision économique et sociale, peuvent prétendre au poste de Premier secrétaire." (Dimanche 30 mars, Le Parisien > Lire)
- Martine Aubry, maire de Lille"Nous devons de toute urgence nous mettre ensemble autour de la table", a ajouté Mme Aubry. "Il est urgent de dire 'nous' et pour ça, je suis toujours candidate". (Dimanche 16 mars > Lire)
- Marylise Lebranchu, députée du Finistère:"Ou bien le premier secrétaire est un présidentiable, et alors je n'en suis pas, ou ce n'est pas le cas et dans cette hypothèse, je peux répondre aux critères" (mardi 1er avril)
Ceux qui disent qu'ils ne seront pas candidat
- François Hollande, premier secrétaire du PS sortant:"Dans quelques mois, je ne serai plus premier secrétaire du Parti socialiste." (Dimanche 16 mars > Lire)
- Jack Lang, député du Pas-de-Calais.Il a cependant "l'intention de déposer une contribution" (Jeudi 3 avril)
- Arnaud Montebourg, député de Saône-et-Loire:"Certainement pas, en l'état".
A. Montebourg a expliqué, dimanche 30 mars, qu'il ne serait "certainement pas, en l'état", candidat au poste de premier secrétaire du Parti socialiste, et a conseillé à Ségolène Royal "de ne pas se mettre dans ces luttes-là"."Le PS ne peut pas se ridiculiser toutes les semaines avec un candidat à chaque coin de rue. Nous avons un problème avec le parti socialiste, c'est la maladie des écuries présidentielles", a-t-il dit sur Canal+."Le PS est en train de donner le sentiment d'être en lutte permanente pour le pouvoir. Il est multi fracturé, il a perdu la confiance d'une partie de la société", a-t-il remarqué. Estimant qu'il ne fallait pas "perpétuer ces bagarres", il a "souhaité que nous nous débarrassions de ce problème en imaginant une primaire, le moment venu, à l'extérieur du parti socialiste (...) dont le PS serait le garant"."Préserver" Royal pour la présidentielleL'ex-candidate PS à la présidentielle, Ségolène Royal "ne devrait pas se mettre dans ces luttes-là", a conseillé son ancien porte-parole de campagne.Car, dans la perspective de la présidentielle de 2012, "nous avons besoin d'elle, il faut la préserver". Il a toutefois jugé que "Bertrand Delanoë est une autre solution et qu'il y en a beaucoup d'autres".Interrogé sur le rôle de François Hollande, Arnaud Montebourg a estimé que l'actuel premier secrétaire "s'est mis à la retraite en Corrèze", où il a été élu président du conseil général, et que le PS "allait construire l'après-Hollande".A propos de la candidature de François Hollande à la présidentielle de 2012, le député PS a jugé que "il y a tellement" de candidats que "c'est devenu une banalité"."Bienvenue à tous les candidats, mais ce n'est pas au PS que cela doit de décider", a-t-il ironisé. Source : nouvelobs.com
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